Mettre fin au racisme

Le racisme est l'un des problèmes les plus graves de notre époque. Tout le monde a déjà entendu parler de la manière dont les Africains noirs ont été transportés à travers l'océan Atlantique dans des navires spécialement conçus, où ils étaient traités comme du bétail. Ils furent réduits à l'état d'esclaves, forcés de changer leurs noms, leur religion et leur langue, n'avaient pas même le droit d'espérer un jour gagner la vraie liberté, et étaient privés de tous leurs droits humains. L'attitude de l'Occident envers les non-Occidentaux resta la même jusqu'à une date récente. En conséquence, la condition politique et sociale des Africains, même dans le cas de leurs descendants qui vivaient en Occident parmi les Américains non noirs ou les Européens en tant que concitoyens égaux en théorie, restèrent des citoyens de deuxième ordre, si ce n'est moins.

Pendant la jeunesse de Mohammed, un tel racisme était très répandu à La Mecque sous l'apparence du tribalisme. Les Qoraïchites se considéraient (eux-mêmes en particulier) et les Arabes (en général) comme supérieurs aux autres peuples. Le Messager vint avec un Message divin et proclama: «Aucun Arabe n'est supérieur à un non-Arabe, et aucun Blanc n'est supérieur un Noir»[1]; Le plus noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. (49:13) et: «Même si un Abyssinien noir musulman devait gouverner les musulmans, il devrait être obéi».[2]

Le Messager éradiqua si bien la discrimination et le racisme fondé sur la couleur que, par exemple, Omar dit un jour de Bilal, qui était un esclave noir affranchi: «Bilal est notre maître, et il a été émancipé par notre maître Abou Bakr.»[3] Zayd ibn Haritha, un esclave noir affranchi par le Messager, fut son fils adoptif jusqu'à ce que la Révélation n'interdise une telle adoption. Le Prophète le maria à Zaynab bint Jahsh, l'une des plus nobles femmes musulmanes et arabes (non noires). De plus, il nomma Zayd commandant de l'armée musulmane envoyée contre l'Empire de Byzance, bien qu'elle comprît d'importants Compagnons tels que Abou Bakr, Omar, Ja'far ibn Abou Talib (le cousin du Messager) et Khalid ibn Walid (le général invincible de l'époque).[4]

Il désigna le fils de Zayd, Usama, pour commander l'armée qu'il forma juste avant sa mort. Cette armée comprenait de grands Compagnons comme Abou Bakr, Omar, Khalid, Abou Ubayda, Talha et Zubayr. Cela établissait dans le cœur et l'esprit des musulmans que la supériorité ne venait pas d'une haute naissance, de la couleur ou de la classe sociale, mais de la piété et de la dévotion à Dieu. Durant son califat, Omar donna à Usama un plus grand salaire qu'à son propre fils Abd Allah. Quand son fils lui demanda pourquoi, Omar répondit: «J'agis ainsi parce que je sais que le Messager aimait son père plus qu'il ne m'aimait, et qu'il aimait Usama plus que toi.»[5]


[1] Ibn Hanbal, 5:441
[2] Muslim, "'Imara," 37
[3] Ibn Hajar, Al-Isaba, 1:165
[4] Muslim, "Fadha'il as-Sahaba," 63
[5] Ibn Sa'd, Tabaqat, 4:70; Ibn Hajar, 1:564

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